Difficcultés de reproduction

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    En dehors de la coccidiose des jeunes lapereaux qui provoque pertes et retards de croissance, un des problèmes qui se pose le plus souvent est celui de difficultés de reproductions et des accidents survenant après la mise bas.


    Cela se résume par :

  • Lapines qui refusent l’accouplement.
  • Lapines qui dévorent leurs petits. 
  • Lapines qui, sans être malade, abandonnent leurs petits. 
  • Lapines qui meurent de paralysie qui meurent de paralysie dans les 24 à 48 h de la mise bas. 
  • Lapines qui meurent en cours d’allaitement.

 

Les refus d’accouplement

    Le fait que la lapine refuse l’accouplement peut avoir une cause naturelle ou des causes accidentelles et plus ou moins pathologique.  Pour comprendre ses causes d’échecs, il faut d’abord connaitre le cycle sexuel de la lapine qui est bien différent de celui des autres femelles des animaux domestiques.

Chez ces dernières, il y a un cycle régulier, marqué par des ovulations correspondant aux « chaleurs » et qui se produisent à intervalle assez constant pour chaque espèce. Au moment de ces chaleurs, la femelle est prête à s’accoupler au moment ou l’ovaire à libéré un où plusieurs ovules qui pourront être fécondés et se développer pour donner des fœtus.


    Sur l’ovaire, a la place où se trouvait l’ovule pondu, se développe le corps jaune, qui sécrète la lutéine ou progestérone, hormone qui favorise la nidification, c'est-à-dire la fixation de l’ovule fécondé ou œuf, dans l’utérus. Ce corps jaune apparait même si l’ovule n’est pas fécondé, mais dans ce cas, régresse après un certain temps et un nouveau cycle se produit qui se termine par une nouvelle ovulation. En cas de fécondation, il persiste pendant toute la gestation.

Chez la lapine, il n’y a pas de cycle régulier. C’est l’excitation produite par l’accouplement qui, par l’hypophyse, provoque l’ovulation.

Il n’y a donc ovulation que de façon consécutive a l’accouplement, ce qui suppose que la lapine est toujours prête à s’accoupler. Cela est vrai en principe, mais pas toujours en pratique.

    Si une ovulation s’est produite sans fécondation, il y a cependant, comme chez tous les animaux, apparition du corps jaune qui créé un état semblable a la gestation, état dans lequel la lapine refusera en général le mâle.

Existe t’il où l’ovulation peut se produire sans qu’il y ait eut des rapports avec un mâle ? La réponse est affirmative et l’ovulation peut se produire à la simple proximité d’un mâle et de son odeur, dans une cage voisine par exemple. Elle peut aussi être due, à l’excitation, provoquée par la cohabitation dans la même cage, de plusieurs femelles.

    Il y a alors formation du corps jaune et un état de pseudo-gestation pendant lequel la lapine refuse l’accouplement ; il faut attendre la disparition de ce corps jaune pour qu’elle l’accepte à nouveau. Cette pseudo-gestation dure environ 16 à 17 jours. Pour une où des raisons mal élucidées, il semble que, chez la lapine, il y ait une sorte de cycle de 16 à 17 jours.

C’est ainsi que la lapine, qui accepte en général facilement l’accouplement du jour même où du lendemain de la mise bas, l’accepte à nouveau 16 où 17 jours plus tard.

    De même, quand à une lapine réfractaire à l’accouplement, on fait une injection d’œstrogène, elle s’accouple en général dans les 24h, mais souvent sans fécondation. Il faut la représenter au mâle 16 à  17 jours plus tard, sans autres traitements ; il y a alors en général fécondation.

    Bien entendu, ce cycle n’est pas comparable à celui des autres femelles domestiques ; il ne se termine pas par une nouvelle ovulation. Il y a incontestablement des périodes où la lapine est plus disposée à s’accoupler qu’a d’autres : elle présente alors une vulve plus rouge, et se tient souvent couchée allongée.


    Cela semble en contradiction avec le cycle à ovulation provoqué dans lequel la femelle est en principe fécondée a tout moment.


    On ne peut donc parler de cycle lié à une ovulation mais d’un cycle de chaleur ou de pseudo chaleur.

C’est ce qui rend souvent difficile la compréhension des échecs des accouplements et des remèdes à y apporter.

    Il faut, en premier lieu, éviter les fausses gestations qui sont consécutives à une ovulation non provoqué a un accouplement.

Pour cela les mâles, dont l’odeur peut causer cette ovulation, seront mis dans des cages éloignés de celles des lapines. Il est conseillé d’avoir chaque mâle dans un ensemble de 3 cages dont il occupe la cage centrale qui peut communiquer avec les autres (donc elle est séparée par des grillages), par des portes à glissières. Les femelles à accoupler sont placés pendant 24h dans les cages latérales et introduites après ce délaie dans la cage du mâle dont la proximité aura rendu la lapine plus apte a s’accoupler. On peut ainsi, dans un élevage important faire saillir une femelle chaque 12h avec un mâle.
 

Les causes accidentelles de « frigidité »

    A coté des échecs dus au cycle sexuel et des accouplements pratiqués a contre temps, il y a des causes extérieures, en général en rapport avec l’alimentation où les conditions d’élevage. Ces derniers en résument surtout à une question de température. On considère que les accouplements seront réguliers si la température est trop basse moins de 9 à 10°C.

    Les causes alimentaires sont également fréquentes : les lapines trop grasses refusent en général le mâle ; il faut éviter tout engraissement des lapines et, s’il s’est produit, il faut y remédier par un régime de restriction alimentaire.


    La vitamine E joue un rôle également très important ; l’expérience a montré que même si il n’y a pas carence, un supplément assez important de cette vitamine, donné sous forme de Topherol dans l’eau de boisson (10 gouttes par jours et par lapine) en période de 10 jours, favorise les accouplements la ou ils étaient difficiles.


    Enfin les problèmes de carences minérales interviennent là aussi. Un apport régulier de phosphore surtout, mais aussi de calcium, a un effet favorable sur la fécondité et est précieux pour éviter de divers accidents après la mise bas. L’emploi du Lactacal dans l’eau constitue une excellente préparation à l’accouplement surtout associé à la vitamine E.

 

Le traitement de la « frigidité »

En résumé, devant des refus d’accouplements nombreux on devra prendre les mesures suivantes :
  • Eviter la proximité constante entre mâle et femelles.
  • Ne jamais garder plusieurs femelles reproductrices dans une même cage. 
  • Vérifier que la femelle ne soit pas trop grasse, leur donner un traitement de Tophérol et de Lactacal, si ces méthodes ne réussissent pas, faire une injection d’ Œstrogènes et mettre la lapine au mâle dans les 24h ; si elle n’est pas fécondé, la remettre au mâle 16 jours plus tard (sans refaire de piqure).

Cannibalisme

 (lapines qui dévorent leurs petits à la mise bas)

    Ce vice ne doit pas être prit en considération que si les cas se répètent, en effet, cet accident n’est pas rare chez les jeunes lapines et leurs premières portées. Il suffit alors de procédé a l’élimination des femelles qui manifestent ce vice sur 2 où 3 portées successives. Dans d’autres cas, le cannibalisme n’est pas un cas isolé, mais se répète sur de nombreuses lapines.


    Le cannibalisme généralisé peut être dû à un manque d’eau de boisson des lapines en fin de gestation et cette cause peut encore se voir dans les petits élevages, où était entretenu l’erreur, autrefois très rependu, que les lapins ne boivent pas.


    Dans les élevages où l’eau de boisson est normalement distribuée, le cannibalisme est pratiquement  toujours imputable à un déséquilibre où une carence en éléments minéraux, spécialement calcium et phosphore. Ces éléments sont pourtant présent dans les aliments complets, mais sous des formes peut être insuffisamment assimilable. L’expérience montre, en effet, que l’emploi d’un supplément phosphoré-calcique, comme le Lactacal, dans l’eau de boisson pendant la seconde moitié de la gestation prévient 95 à 98% des cas de cannibalisme.

 

Abandons des petits.

Image hébergée par servimg.com    Cet abandon des jeunes, dans les 3 à 5 premiers jours, est parfois observer, sans qu’il soit imputable à une maladie de la lapine. Nous verrons ces derniers cas plus loin.

    Il semble que cet abandon s’explique par une insuffisance de lait et, a ce point de vue, l’hérédité et l’alimentation peuvent jouer un rôle important. On ne peut guerre remédier à la seconde cause et la encore le Lactacal, employé avant la mise bas, à très souvent une action favorable. On a proposé aussi l’emploi des produits dit « galactogènes » mais c’est surtout la préparation de la lapine à une bonne lactation qui importe plus d’un traitement de dernière heure.


    Quelques éleveurs on signalés récemment des cas de tarissement de la sécrétion lactée atteignant brusquement toutes les lapines de l’élevage sans cause apparente. On peut évidemment établir un rapprochement avec l’agalaxie contagieuse des brebis qui n’a jusqu’ici pas été signalé chez la lapine.


Les accidents suivant de près la mise bas.

    Ils sont dus à un manque de calcium dans le sang provoqué par le passage brutal du calcium disponible dans le lait, chez une lapine qui a des réserves insuffisantes à cet élément.

    La lapine est subitement prostrée dans les 48h suivant la mise-bas, souvent paralysée du train arrière, parfois légèrement météorisée. Le lait se tari rapidement. La lapine abandonne sa nichée et meurt en 24 à 48h.


    Dans ces cas, l’injection de 5cc de Gluconate de calcium à 10% produit un effet spectaculaire : en 1 à 2h, la lapine malade est complètement guérie.


    Il faut surtout éviter ses accidents par l’emploi de calcium avant la mise bas et le Lactacal est toujours indiqué dans ce but.

 

Les accidents tardifs

    Ils surviennent dans les 2 ou 3 premières semaines qui suivent la mise-bas. Les symptômes sont sensiblement les mêmes que dans la fièvre du lait et la différence est l’inefficacité de l’injection de gluconate de calcium. Dans ce cas, en effet, on est en présence d’entérotoxémie à évolution lente.

    Affection due à un développement anormal de certains microbes dans l’intestin ; ces microbes sécrètent une toxine qui, passe dans le sang, provoque une véritable intoxication.


    L’entérotoxémie peut avoir des causes diverses mais la principale est l’excès de protéines dans l’alimentation. Cela explique pourquoi elle s’observe spécialement chez les lapines alimentées aux aliments complet notablement riche en matières azotée (viande, tourteau…) et plus particulièrement en période d’allaitement pendant laquelle la lapine mange plus. La ration de protéine qu’elle absorbe peut alors dépasser les limites acceptables.


    Il faut ajouter que la carence en phosphore favorise l’entérotoxémie et cette carence, qui n’est guerre possible avec une alimentation complète, peut en partie expliquer les cas qui se produisent parfois dites avec une alimentation « fermière », en général déficiente en minéraux.


    Le traitement curatif, quand il est fait à temps, permet de sauver la lapine : il y en a qu’un, l’injection de sérum contre l’entérotoxémie des agneaux ; une dose « agneau » convient pour une lapine.

 
 
Quand aux mesures préventives elles consistent dans :
  • Le rationnement des granulés à 100 g/j et son remplacement par des céréales.
  • L’emploi de supplément phosphoré « Lactacal » pendant gestation et allaitement. 
  • L’emploi préventif d’antibiotique quand les cas sont nombreux. 
  • Enfin, la vaccination préventive qui améliore la résistance des lapines pour 10 mois environ, elle se fait par piqûres.
 
Extrait de « Sélection Avicole » N°156 de février 1977



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