Tout ce que nous avons dit dans les articles précédents
tend à obtenir, non pas le plus grand nombre de lapins possible, mais les
sujets plus vigoureux, en vue de former des reproducteurs de choix.
Dès l’âge de
à semaines, des différences se
manifestent entre les jeunes d’une nichée. Nous avons dit déjà que, très tôt, l’éleveur
observateur se rendra compte de ceux qui sont doués d’un bon appétit, qualité
primordiale pour assurer un développement rapide et obtenir des animaux
précoces. Pour les races à dessin, la couleur sera déjà déterminante. Les
qualités rabiques, les formes, longueur, et la position des oreilles ne tardent
pas non plus à se préciser et, insensiblement, jour après jour, l’éleveur peut
suivre, avec un grand intérêt et un légitime espoir, le développement de ses
nichées.
Les observations successives doivent conduire au
choix des futurs reproducteurs et, par conséquent, à la sélection. Plus
celle-ci sera sévère et opéré avec discernement, plus elle contribuera au
perfectionnement de l’espèce et à l’amélioration générale du cheptel.
Pour procéder à ce tri avec certitude, l’éleveur
devra reconnaître les caractères de la race et les exigences du standard :
s’il manque de savoir, s’il a des doutes, il aura recours aux conseils préposé
de la sélection ou à d’autres éleveurs plus expérimentés que lui. Il ne sera
pas possible de faire un triage unique, car les races unicolores d’atteigne
leur coloration définitive qu’après deux mues, au moins ; une certaine
attente sera donc nécessaire avant de prendre l’ultime décision et, dans ce
cas, les éliminations auront lieu successivement. Les sujets atteints de défauts
graves ; oreilles trop courtes ou mal portées, mauvaise conformation de la
croupe, pattes difformes, défauts de dessin, et…, seront mis a part dès
le sevrage et destinés à la consommation.
Disons en passant que ces sujets pourront recevoir
des aliments qui poussent à la formation d’une chair abondante : pâtés,
pommes de terre cuite, etc., et que, le plus tôt possible, dès l’âge de 4-5
mois, ils pourront être vendus ou utilisés pour la boucherie.
Les animaux qui, sans être des élites, n’ont que de
légers défauts de race, pourront très bien, s’ils sont issus d’une souche
primée et contrôlée, être vendus comme reproducteurs et auront plus de valeur comme
tels que des animaux hautement primés qui sont que des sujets de hasard.
C’est du choix judicieux que des reproducteurs et d’une
sélection pratiquée avec clairvoyance que dépend l’avenir du clapier et l’éleveur
n’y attachera jamais trop d’importance. Des déceptions se produiront
inévitablement, malgré toute la science et l’expérience mises en œuvres dans l’élevage,
mais aucun effort ne doit être négligé pour atteindre au but recherché que doit
être : toujours mieux.
E. Clerc
Extrait de « Sélection Avicole » N°146 de
mars 1976