
...Les maladies ...
La
coccidiose, La galle des oreilles, Strongyloses, Oxyurose, Galle du corps et de la
tête, Teigne

Comment prévenir l'apparition ou la propagation des maladies
1 - Recommandations :
Semaine 1 Complémentation
alimentaire des mères en lactation Semaine 2 Complémentation
alimentaire des mères en lactation Semaine 3 Complémentation
alimentaire des mères en lactation Complémentation
alimentaire des mères en lactation Semaine 5 Prévention
anticoccidienne au sevrage Semaine 6 Complémentation
alimentaire au sevrage Semaine 7 Vermifugation selon
pression et antécédents parasitaires Semaine 8 Antibiothérapie à
l'arrivée si les lapins sont achetés à cet âge Semaine 9 Semaine 10 Semaine 11 Prévention
anti-coccidienne à renouveler toutes les 4
semaines
commencer quelques jours avant la mise
bas
Semaine 4
/
/

1 - La coccidiose
La coccidiose du lapin s’exprime sous deux formes : hépatique et intestinale. Si la forme hépatique ne se rencontre plus en élevage rationnel, elle reste fréquente en élevage fermier, comme la forme intestinale.
A - ETIOLOGIE
Cycle direct : transmission par eau et aliment
contaminés
Emission d’ookystes qui sporulent (30-60 heures dans des
conditions favorables)
Un ookyste sporulé, 8 sporozoites = forme résistante et
infestante.
Un ookyste ingéré donnera 3 millions d’ookystes
émis.
Multiplication dans les cellules intestinales (zones variables selon
l’espèce du jejunum jusqu’au rectum)
La période prépatente va de 5 jours
(E.media) à 14 jours (E.stiedae)
Entretien des cycles par
des porteurs asymptomatiques.
B - SYMPTOMES ET LESIONS
Présents si les coccidies sont
presque toujours dans les élevages, la coccidiose s’exprime peu et généralement
lors de stress des lapins.
Forme latente (fléchissement de
la croissance)
Cytolyse hépatique
Cette forme est généralement une
découverte d’autopsie : petits nodules blanc jaunâtre dans le parenchyme
hépatique, la vésicule et les canaux biliaires
Simple
perte de poids et sous-consommation
Pour les espèces les plus pathogènes :
diarrhée, déshydratation, mortalité.
Lésions en « papier mâché » des parois
intestinales (épaisses et pâles).

Sur prescription vétérinaire Exemple de produit :
A - ETIOLOGIE
Psoroptes cuniculi : acariens qui se
multiplient à l’abri et à la chaleur de l’oreille.
Des sarcoptes peuvent
coloniser les conduits auditifs.
B - SYMPTOMES ET LESIONS
Au début : symptômes discrets.
L’animal se secoue fréquemment la tête et se gratte parfois. On peut observer
du cérumen dans le fond de l’oreille.
Plus tard : torticolis et spasmes des
muscles oculaires. Les oreilles peuvent saigner et la palpation est douloureuse.
Une surinfection bactérienne est possible. L’animal maigrit et peut succomber à
des infections secondaires. Le dépôt de cérumen est important et des croûtes
disposées en feuillets apparaissent.
C - TRAITEMENT

Sur prescription vétérinaire Exemple de produit
: Antigalle bio V.
D - PREVENTION
Isoler les sujets atteints.
Traiter
l’ensemble des animaux en contact avec l’animal contaminé.
Nettoyer et
désinfecter les cages.
Inspecter plus particulièrement les nouveaux venus
dans l’élevage.
Administrer 1 fois par mois 1 ml de produit acaricide dans
chaque oreille.

Les strongyloses, rares en élevage rationnel de lapin, sont un peu plus fréquentes en élevage fermier (0,5% des lapins « à diarrhée »).
Intestin : Trichostrongylus
retortaeformis et Trichostrongylus axeï
Estomac :
Graphydium strigosum (rare en Europe).
Anémie
Amaigrissement
Diarrhée
modérée
Sur prescription vétérinaire
Ne pas distribuer de végétaux provenant de pâtures où sont élevés des bovins non vermifugés.
L’oxyurose, de son « vrai » nom oxyuridose, est extrêmement fréquente. Cette parasitose n’a pas d’importance clinique majeure mais elle dérange énormément les lapins… et les propriétaires. Une gêne induite par la localisation du parasite femelle.
Passalurus ambiguus (ver rond de 0.5 à
1cm)
Cycle direct : contamination par aliments et eaux
souillées

Localisation des vers adultes dans le caecum et le gros
intestin
Les femelles pondent aux environs de l’anus
Amaigrissement
Grattages
fréquents de la zone anale
Surinfection fréquente pouvant entraîner une
parésie caecale avec diarrhée.
Consulter votre vétérinaire
Rare en France, on la rencontre sur des sujets qui cohabitent avec d’autres rongeurs domestiques. Elle peut provoquer des mortalités en l’absence de traitement.
Grattage presque permanent,
notamment de la tête.
Dépilation sur le menton, le nez, la tête, la base des
oreilles et le contour des yeux.
Surinfection des lésions possible.
Sur prescription vétérinaire Exemple de produit : Antigalle bioV.
Isoler l’animal malade : maladie très
contagieuse et transmissible à l’homme.
L’application préventive d’un
acaricide dans les locaux, n’est pas nécessaire (parasitose rare), sauf si des
cas se déclarent dans l’élevage.

Trichophyton mentagrophytes (le plus
fréquent)
Microsporum canis
Dépilation circulaire rougeâtre,
recouverte par une matière blanche floconneuse
Visible prioritairement sur
les oreilles et la tête
Rarement sur-infectée
Une tonte complète peut
mettre en évidence des zones d’implantation sur l’ensemble du corps (les poils
longs cachent les lésions)
Existe une forme rare dite « tondante » : l’animal
a des poils cassés à leur base sur l’ensemble du corps
Sur prescription vétérinaire Exemple de produit : Imavéral
Nettoyer régulier des élevages (poils morts =
vecteurs de la teigne)
Pulvériser de fleur de souffre sur le matériel dans
les élevages à risque


C’est la maladie virale la plus connue et qui reste très présente en France. Elles est très contagieuse. Autrefois saisonnière, elle s’exprime désormais toute l’année et revêt des formes atypiques de plus en plus difficiles à déceler.
Poxvirus : famille des leporipoxvirus.
Résistant dans le milieu extérieur, il en existe plusieurs souches avec des
pathogénicités différentes.
La contamination peut se faire par piqûre
d’insecte (puce, moustique, mouche), par la semence du mâle ou par simple
contact.
Aucun traitement mais il existe des vaccins...
Conseiller l’abattage du lapin contaminé et
la destruction de son environnement
Désinfecter et pulvériser un produit
virucide sur le matériel de l’élevage matin et soir
Installer des moustiquaires et des insecticides
Désinfecter
l’environnement
Utiliser des aiguilles à usage unique ou (effectif nombreux)
changer souvent les aiguilles, ou utiliser un appareil en
intra-dermo.
Vacciner : Favoriser le développement de l’immunité. Eviter tout
« vide » vaccinal.
La maladie hémorragique virale (ou VHD) a été découverte en 1984, en Chine. En France, les premiers cas sont identifiés en 1988. De nos jours, de nombreux foyers apparaissent encore, mettant en évidence la persistance du virus. Cette maladie touche les lapins adultes ou pré-adultes, rarement les jeunes lapereaux.

Calicivirus
Transmission possible par
contact de lapin à lapin.
Elle est rapide : la lapin est excréteur 24 heures
après sa contamination.
Le virus n’est pas détruit par la congélation des
viandes, vecteurs transfrontaliers.
Expression clinique très atténuée :
la maladie évolue très rapidement vers la mort.
Difficultés
respiratoires.
Immobilité de l’animal dans un coin de la cage, pattes avant
étirées, tête souvent en l’air.
Hypothermie environ 38°C (précédée d’un pic
thermique (jusqu’à 41.5°C) la veille).
Epistaxis (sang autour des narines) ou
du sang à l’anus.
Ictère : teinte jaunâtre des organes.
Nécrose du thymus
et coagulation intravasculaire disséminée sur le foie, le rein, le
poumon.
oedèmes.
Aucun traitement possible mais il existe des vaccins...
Fourrage de qualité : éviter le fourrage des
champs à lapins sauvages contaminés et le fourrage vert
Eviter le contact
entre le chien de la maison et les lapins
Désinfecter le matériel de
tatouage
Stopper les prêts ou échanges de reproducteurs
Vacciner :
l’immunité est efficace 7 jours après la vaccination.

La pasteurellose une maladie bactérienne très courante chez les lapins : ils sont tous porteurs. Elle se caractérise par une atteinte de l’arbre respiratoire mais aussi par des affections purulentes d’autres organes, voire par une septicémie. Connue depuis longtemps, elle reste une des causes de mortalité les plus fréquentes dans les clapiers.
Pasteurella multocida :
coccobacille immobile et asporulé, il résiste mal au milieu ambiant, à la
chaleur, au dessèchement et aux antiseptiques.
En revanche, on le trouve dans
presque tous les organismes, surtout au niveau des voies respiratoires hautes
mais également dans le tractus intestinal.
Sérotypes: A3, A7 et A9
essentiellement.
Bordetella bronchiseptica : germe favorisant
La
transmission se fait par contact, ingestion d’eau ou d’aliments contaminés, par
les déjections, les puces, tiques et poux.
La maladie apparaît quand le lapin
est affaibli (humidité, refroidissement, stress, alimentation
incomplète).
Eternuements de plus en plus fréquents, suivis d’un écoulement
nasal transparent, devenant blanchâtre à jaune, plus épais, que l’animal essuie
avec ses pattes.
L’intérieur des pattes avant est tâché de jaune ou de
brun.
Ecoulement des yeux pour les cas les plus graves.
Difficultés
respiratoires : Pneumonie, bronchite ou pleurésie.
Localisation
extra-respiratoire : peau (abcès cutanés, inflammations suppuratives), mamelle
(abcès), utérus (métrites).
Les lésions rencontrées sont variées.
- sinus
: dépôts purulents
- poumons : foyer d’hépatisation avec un poumon rouge
foncé de consistance modifiée et abcès,
pleurésie : dépôt de fibrine ou de pus à la
surface de la plèvre.
- Peau : abcès isolé et volumineux (gorge, patte,
dos)
- Mamelle : abcès fréquents
- Appareil génital : présence de pus dans
l’utérus.
Sur prescription vétérinaire exemple de produit : Baytril

Respecter une bonne hygiène des locaux :
dépoussiérage régulier. Pas de lavages sans séchages.
Eviter les courants
d’air et la chaleur excessive.
Aérer les locaux.
La colibacillose fait partie des grandes pathologies cunicoles. En bonne santé, un lapin héberge peu de colibacilles dans son tube digestif. Un dérèglement du pH intestinal favorisera la colonisation. C’est alors une maladie qui diffuse largement. Elle présente des difficultés de diagnostic et de traitement. La réussite de ce dernier passe par un diagnostic rapide et un bon ciblage dès la première intervention.
Souches entéropathogènes d’ Escherichia coli
Les sérotypes
principaux en France sont : O103 (le plus connu) , O2, O15
B - SYMPTOMES ET LESIONS
Sur prescription vétérinaire

Hygiène des locaux et de l’eau
Régime alimentaire à haute
teneur en fibres chez les lapins sevrés
Dépister et isoler les animaux
porteurs
Maintenir l’équilibre microbien du cheptel : éviter les
renouvellements trop importants
3 - Staphylococcie
Après les crises aigues des années 1982-1985, la staphylococcie était de mieux en mieux maîtrisée. Ella a repris depuis 1992 une place importante avec des expressions chroniques fréquentes, particulièrement en élevage rationnel.
Staphylococcus aureus : cocci immobile de
diamètre de 0,1-1 mm. Il se présente isolé et se divise dans plusieurs plans
pour former des amas réguliers de diplocoques ou des paquets réalisant l’aspect
caractéristique d’une grappe de raisin. Il résiste aux variations de température
et au choc osmotique. Il est hébergé chez des porteurs sains au niveau de la
peau et des muqueuses.
Transmission par contact ( mains des manipulateurs,
aiguilles et litière des nids)
Expression aigue ou chronique
Amaigrissement des jeunes femelles lors des (3) premières mises
bas
Mortalité anormale au nid : les femelles élèvent mal et les petits
meurent en trop grande quantité.
Fréquence élevée des maux de pattes,
mammites, métrites, abcès divers
Forme aigue septicémique : fièvre,
dépression, anorexie et mort.
Lésions : pustules sur les jeunes lapereaux
(cas aigus) et lésions suppuratives chez les adultes
Sur prescription vétérinaire

4 - L'enterocoxémie
Syndrome surtout connu en élevage industriel. En élevage fermier, elle apparaît de façon accidentelle et conjoncturelle. Elle touche essentiellement les lapins âgés de 4 à 8 semaines, mais aussi les adultes et les jeunes. On connaît mal le mode de transmission du micro-organisme responsable de cette maladie. On pense qu’il s’agit d’un commensal, normalement présent en petit nombre.
Clostridium perfringens de type A
Clostridium perfringens de
type E (rare)
Les écarts de température de plus de 10°C entre le jour et la
nuit et l’humidité accentuent les risques.
Mortalité brutale
Autopsie : intestin dilaté,
contenu caecal liquide malodorant avec des gaz, paroi hémorragique, foie
dégénéré et reins congestionnés
Autres signes : léthargie, pelage rugueux,
léger ramollissement des crottes et production de mucus, région périnéale
souillée par des matières fécales brun verdâtre, ballonnements
Sur prescription vétérinaire, il existe des vaccins et traitement curatif et préventif.

Réduire le stress
Eviter les consommations irrégulières et
les démarrages trop rapides des animaux
Favoriser les régimes alimentaires à
haute teneur en fibres (foin et paille à volonté)
5 - Syphilis a tréponèmes
Maladie vénérienne spécifique du lapin, la syphilis (Spirochétose ou encore Tréponèmose).est une maladie devenue très rare. Elle se rencontre en élevages fermiers, lors de mauvaises hygiènes ou d’introduction d’un mâle contaminé.
Treponema cuniculi : tréponème très mobile, spiralé, se
déplaçant par ondulation.
Même si ce germe est proche de celui de la syphilis
humaine, la transmission à l’homme est impossible.
La contamination se fait
au moment de l’accouplement, à partir des sérosités, des croûtes ou des poils
contaminés. Les replis périgénitaux peuvent héberger le tréponème plusieurs
semaines sans se multiplier. Les lapins peuvent aussi être contaminés dans des
cages souillées par des croûtes ou des sérosités.
Incubation : 3 à 6
semaines
Chez le mâle : changement de la libido ; il « hésite
» à saillir.
Organes génitaux : inflammation du prépuce et du fourreau. Pénis
irrité. Testicules exceptionnellement enflammées.
Sur le scortum ou les
lèvres de la vulve apparaissent des petites vésicules et des ulcères recouverts
par une croûte épaisse (observées aussi sur les paupières et le nez). Ces
croûtes ne disparaissent pas et se reforment dès qu’on les retire.
Sur prescription vétérinaire
Faire observer une quarantaine pour les mâles achetés

Désinfecter la cage avant d’y mettre un nouvel animal
6 - La salmonélose
Maladie dont le nombre de cas est en augmentation, la salmonellose peut toucher toutes les espèces animales, y compris l’Homme.
Essentiellement Salmonella typhimurium et Salmonella enteritidis
Avortement en fin de
gestation
Mortalité des femelles en fin de gestation ou mise bas avec
diarrhée, parfois péritonite
Mortalités brutales au nid en fin de première
semaine avec diarrhée.
Lésions : hypertrophie de la rate, nécrose hépatique
ponctiforme, nécrose de l’appendice du caecum, métrite, péricardite,
entérite
Sur prescription vétérinaire

Sanitaire et hygiène