La Flandrière
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...L'éjointage ...

    L'éjointage consiste en l'amputation d'une partie de l'aile de l'oiseau de manière à rendre définitivement impossible l'envol de l'oiseau. Cette amputation ne se fait qu'à une seule aile, l'oiseau perdant son équilibre en tentant de s'envoler. Il s'agit d'une opération simple et bénigne pour le caneton ou l'oison si celle-ci est réalisée avec quelques précautions et toujours de manière à limiter au maximum le stress du jeune oiseau.

    Cette amputation se fait à l'aide d'un bistouri, d'une bonne paire de ciseaux ou d'un petit sécateur de jardin. Quel que soit l'outil utilisé, l'essentiel est que la lame soit bien tranchante. Il est possible de fabriquer ou d'acheter dans le commerce des appareils électriques à éjointer : ceux-ci sont constitués d'un fil chauffant qui coupe l'aile et la cautérise en même temps.

    Le meilleur moment pour éjointer des jeunes oiseaux est lorsque ceux-ci ont atteint l'âge de trois jours. Il vaut mieux éviter de les éjointer lorsqu' ils ont moins de trois jours car l'éjointage accentue ou/et provoque l'apparition de pathologies liées au stress de démarrage. Il est donc préférable d' attendre que les jeunes oiseaux soient bien démarrés. De même, il faut éviter d'éjointer des oiseaux âgés de plus de quinze jours : plus l'oiseau est âgé, plus l'éjointage est douloureux et plus le risque d'hémorragie de l'aile est important.

    L'amputation se fait toujours sous l'articulation du poignet, au niveau du métacarpe. En aucun cas, il ne faut couper le pouce (doigt I) qui porte l'alula. En cas de section du pouce, le risque majeur est le fait que l'oiseau ne parvienne plus à maintenir son aile fermée.

Anatomie d'une aile d'oiseau




    En pratique, on tient le jeune oiseau dans le creux de la main, tout en saisissant l'aile à amputer entre le pouce et l'index de manière à effectuer un effet garrot. De l'autre main, on sectionne l'aile d'une manière franche et rapide. On maintient la compression au niveau de l'aile durant une quinzaine de secondes, ce qui est suffisant pour empêcher le saignement de la plaie. Il est aussi possible de placer, en amont de l'amputation, un garrot (fil de nylon, élastique,…) qui sera retiré environ 15 minutes après sa pause.


 Technique de préhension de l'aile et de réalisation de la compression lors de l'éjointage

    Après avoir appliqué un antiseptique (teinture d'iode, bétadine) au niveau de la plaie, le jeune oiseau peut être relâché. Il faut éviter l'utilisation d'antiseptique de couleur rouge qui attirerait les autres canetons, ceux-ci, piquant la partie amputée, la feraient saigner. Au cas où la plaie se mettrait à saigner, soit on pratique une nouvelle compression de 15 secondes, soit on pose un garrot.

    Afin de faciliter la reconnaissance des jeunes oiseaux, il peut être intéressant d'éjointer à droite les mâles et à gauche les femelles, ou à droite les jeunes d'une cane et à gauche ceux d'une autre cane.






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