Les maladies des volailles         


1 - Les maladies parasitaires

  • La coccidiose
  • Hétérakidose
  • Capillariose
  • Syngamose
  • Spyrurose

2 - Les maladies virales

3 - Les maladies bactériennes




Maladies
Description Symptômes

La coccidiose

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Les cas de coccidioses sont souvent présents en élevages fermier. Elles ont fait l’objet de recherches approfondies car leur impact économique est majeur en élevage rationnel.

A noter qu’une première infestation entraîne une immunité qui permettra à l’oiseau de résister à des infestations ultérieures.

Coccidie : sporozoaires (pour la volaille : 8 espèces) que l’on trouve dans les fientes des poulets. Présents sous forme de petits oeufs (ookystes), ils ne sont pas infestants en temps normal. Ils se développent et deviennent infestants par temps humide et chaud. La maladie et le stress favorissent leur développement.


    Les ookystes sont très tenaces et résistent aux produits désinfectants.
Formes aiguës : se rencontrent encore dans les élevages traditionnels
coccidiose coecale hémorragique :
Eimeria tenella. Atteint les poussins de 2 à 3 semaines.
Frilosité, tristesse, position en boule, diarrhées hémorragiques, mort

Coccidiose intestinale suraigue : Eimeria necatrix. Atteint les poulets entre 4 à 6 semaines.
Diarrhée profuse, frilosité, abattement

Coccidiose intestinale aigue du poulet : Eimeria maxima

Coccidiose intestinale et coecale : Eimeria brunetti

Coccidiose duodénale de la poulette : Eimeria acerculina
Lésions visibles sur l’extérieur de l’intestin.

Formes chroniques : baisse de production , IC augmenté.

Hétérakidose

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Heterakis gallinarum : 

petit ver nématode blanchâtre.

Affection parasitaire du caecum, qui peut atteindre toutes les espèces de volailles domestiques. Hétérakis gallinarum peut être porteur de Histomones méléagridis, le protozoaire responsable de l’histomonose. Le mâle mesure de 10 à 18 mm de long et la femelle de 16 à 23 mm. Sa queue est très pointue.Les œufs ressemblent beaucoup à ceux d’Ascaridia.Période prépatente = 1 mois.Cycle dixène : hôtes intermédiaires = vers de terre
Les larves infestantes survivent longtemps dans le milieu extérieur.
Les vers adultes vivent dans la lumière caecale dont ils perturbent le métabolisme : altération de la synthèse des vitamines du groupe B.
Rôle pathogène faible
Lésions : granulomes caecaux et hépatiques

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Capillariose


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Capillaria annulata et capillaria contorta : capillariose du jabot

Capillaria obsignata :
 capillariose de l’intestin, chez les animaux en claustration

Plusieurs espèces de capillaires parasitent le tube digestif des oiseaux


Cycles généralement dixènes, mais avec un hôte intermédiaire (le lombric) facultatif.
Localisation ingluviale (jabot) fréquente, et intestin grêle
Implantation du parasite dans les muqueuses et sous-muqueuses.
Il coexiste généralement avec Ascarida galli (dont l’action pathogène est moins marquée).
Vers adulte : longueur : 10 à 30 mm (diamètre 0.5 mm)
Remarque : on observe souvent un équilibre entre candidose et capillariose

 

Capillariose du jabot : indigestion ingluviale : le jabot reste gonflé de matières alimentaires, de gaz et de liquides

Capillariose de l’intestin grêle: amaigrissement. Lésions de l’intestin
Surinfection bactérienne et virale fréquente

Syngamose

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Syngamus trachea : strongle qui vit fixé à la trachée des gallinacés.

Maladie parasitaire rencontrée surtout chez le faisan, dindon, pintade, mais aussi parfois chez le poulet.

« ver fourchu » en forme de Y ou « ver rouge » car il est hématophage (incise la trachée et aspire le sang).

 

Les symptômes varient selon le nombre de parasites et l’âge des oiseaux (détermine le diamètre de la trachée)

Très jeunes oiseaux : mort par asphyxie
Âge intermédiaire : dyspnée avec une attitude particulière appelée « baille-bec » : tête abaissée, cou replié et bec largement ouvert avec un jetage muqueux. Toux sifflante avec périodiquement un grand effort inspiratoire, bec ouvert. On dit que l’animal a « soif d’air ». Quand l’infestation est massive : pneumonie traumatique.

Oiseaux plus âgés et peu parasités : trachéite et bronchite chroniques.
Spyrurose


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La spirurose concerne trois genres de parasites : genres Acuaria, Echinuria et Tetrameres.
 A.spiralis et A. nasata : nématodes du genre Acuaria, hématophages.

- Acuariose du proventricule : les vers vivent dans les parois du proventricule et ont un cycle dixène : passage par un hôte intermédiaire comme le cloporte.

- Acuariose du gésier : hôte intermédiaire comme la sauterelle.
Eschinuria uncinata : nématodes blanchâtres dont les œufs sont absorbés par un crustacé d’eau douce, la daphnée (cycle dixène)

- Tétrameres confusa : vers suceurs de sang dont les œufs sont absorbés par un crustacé terrestre.

Acuariose du proventricule:
- anémie aggravée par une indigestion du proventricule
- peut aller jusqu’à la mort.
Acuariose du gésier : nodules dans l’épaisseur du gésier

Eschinuria uncinata : inflammation chronique du proventricule.

Tétrameres confusa : indigestion, anémie, amaigrissement. Petits nodules rougeâtres en saillie sans la paroi du proventricule






Maladies
Description Symptômes

Syndrôme de la grosse tête 

de la poule

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Pneumovirus aviaire de la famille des Paramyxoviridae

Bactéries opportunistes secondaires : Escherichia coli (localisation sous cutanée).

Il s’agit d’une maladie respiratoire infectieuse aiguë qui touche principalement les jeunes poulets de chair âgés de 4 à 6 semaines, les reproducteurs et les pondeuses. Elle a été observée principalement en Afrique du Sud, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, mais la France est aussi touchée. La pintade présente la même pathologie.

Eternuement, rougissement, râles respiratoires, jetage oculonasal séreux, gonflements de la tête (paupières, œil, sinus infraorbitaires, mandibule, nuque). Les oiseaux se grattent la tête avec leurs pattes.
Torticolis, perte d’équilibre (liée souvent à des otites)
Chute de ponte (-30 %)
L’évolution de la maladie s’étale sur 5 à 10 jours.

Lésions macroscopiques : oedème sous cutané des paupières, périoculaires, de la mandibule inférieure
Sinusites, rhinites laryngites et trachéite modérées
Lésions de complication de la tête (conjonctivite purulente, arthrite maxillaire, périostite, ostéite, otite caséeuse) et générales de toutes les maladies respiratoires.

Lésions microscopiques : lésions inflammatoires des voies aériennes supérieures.

La grippe aviaire

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Orthomyxovirus : se développe dans les œufs embryonnés de poulet.
Résiste mal dans le milieu extérieur.

  On rencontre la grippe aviaire (ou peste aviaire) partout dans le monde. La France est considérée comme indemne malgré quelques foyers dus à des souches peu dangereuses et le risque de forme suraiguë existe.

Contamination par les tissus des animaux morts (notamment les fientes) et par les voies respiratoires ou digestives.
Les virus aviaires sont proches ou identiques de ceux de la grippe porcine, équine et humaine.
Symptomatologie souvent frustre
Respiratoires : écoulements oraux et nasaux teintés de sang
Légère diminution de la production d’œufs ou de la fécondité
Diarrhée verdâtre, cyanose, œdème de la tête, de la crête et des caroncules, coloration anormale de la patte et des pieds.
Lésions : variables.
Hémorragie, transsudat, nécrose de l’appareil respiratoire, du tube digestif, des téguments et de l’appareil urogénital.
Bronchite infectieuse


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Maladie virale à propagation rapide, elle affecte les poules de tout âge mais avec des expressions variées.

Coronavirus présent dans les écoulements respiratoires, les fèces et sur les coquilles d’œufs contaminés.
Dissémination sous forme de gouttelettes dans l’air.
Contamination par ingestion de nourriture et d’eau contaminées et par contact avec des poules infectées.
Incubation de 18 à 48 heures
Résiste mal au milieu extérieur.

Atteinte respiratoire : oiseaux âgés de moins de 5 semaines.
Abattement, frilosité, râles, toux, éternuements, jetage séro-muqueux, dyspnée, conjonctivites, sinusites.
Morbidité jusqu’à 100%, mortalité de 5 à 25%.
La guérison spontanée en 1 à 2 semaines entraîne cependant un retard de croissance
- Atteinte génitale : Pour les futures jeunes pondeuses de moins de 2 semaines, destruction des cellules de l’appareil génital sans réels symptômes, entraînant une stérilité irréversible. Pour les pondeuses, baisse de ponte, voire arrêt de ponte irréversible et problème de qualité de l’œuf (fragilité de coquille, coquille fripée, déformée..)
- Atteinte rénale : néphrite associée à une urolithiase.
- Lésions de l’appareil respiratoire : pétéchies dans la trachée ou les bronches, présence d’un enduit catarrhal puis muqueux voire mucopurulent dans les voies aérophores, les sinus et les sacs aériens.
- Lésions de l’appareil génital : oviducte atrophié ou infantile pour les femelles atteintes précocement. Chez les femelles atteintes plus tardivement : albumen fluide, ponctuations hémorragiques du vitellus, coquilles déformées ou cassantes. Pour les mâles, testicules atrophiés.
Maladie de gumboro


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Décrite pour la première fois dans les années 60 aux USA près d'un village qui a donné son nom à cette pathologie : la maladie de Gumboro ou bursite infectieuse est une maladie virulente, contagieuse et inoculable affectant les jeunes poulets jusqu’à 6 semaines.


Birnavirus : sérotypes 1 et 2.
Le plus souvent isolé dans la bourse de Fabricius, il peut être présent dans tous les organes.
Contamination par voie orale directe ou indirecte.
Incubation très brève
Résistant aux agents chimiques et physiques, à un pH supérieur à 2 et inférieur à 12, jusqu’à 5heures à température de 56°C et aux désinfectants usuels.

Dépendent de l’âge, de la race du poulet et de la virulence du virus.

Forme immunologique : animaux de moins de 3 semaines
Retard de croissance, immunodépression grave, échecs vaccinaux, atrophie de la bourse, prédisposition à d’autres infections.
Forme aiguë classique : animaux âgés entre 3 et 6 semaines.
Abattement, anorexie, diarrhée blanchâtre profuse et aqueuse, cloaque souillé et irrité, soif intense, déshydratation, démarche chancelante, tête baissée

Formes atténuées : animaux de plus de 6 semaines.

Lésions : déshydratation, hémorragies (surtout au niveau des muscles pectoraux et des membres), hypertrophie puis atrophie de la bourse de Fabricius remplie d’un contenu caséeux en fin de phase aiguë de la maladie.

Maladie
de Newcastel


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La maladie de Newcastle, ou pneumo-encéphalite aviaire est une maladie infectieuse très contagieuse. Elle sévit le plus souvent sous forme d’épizooties très meurtrières. Le poulet est la souche primaire du virus qui affecte également les oiseaux sauvages.



Paramyxovirus sérotype 1 : PMV 1
Transmission verticale : les virus présents sur la coquille contamineront le poussin dès l’éclosion.
Transmission horizontale directe ou indirecte : principalement par voie respiratoire. Le virus est présent dans l’air respiré, les écoulements respiratoires, les fèces, les œufs à couver, les fientes.
Incubation : quelques jours à quelques semaines.
Résiste longtemps dans les locaux d’élevage (2 à 3 mois dans les litières), sur le matériel ( 1 mois dans le milieu extérieur) et sur les œufs contaminés (8 mois sur la coquille).
Sensible aux désinfectants usuels (formol 1%, fumigation et trempage) et à la chaleur (destruction en 15 minutes à 60°C).
Incubation de 4 à 6 jours.

Forme suraiguë : atteinte générale grave avec mortalité brutale de plus de 90% des effectifs


Forme aiguë : abattement, plumage ébouriffé, oedèmes, cyanose ou hémorragies des caroncules, crêtes et barbillons.
Association ou non des formes digestives (diarrhée verdâtre hémorragique, respiratoires (catarrhe oculo-nasal, trachéo-bronchite) nerveuses (convulsions, ataxie, paralysies). Mort ou convalescence associée à des séquelles nerveuses et chute importante de ponte.


Formes subaiguës et chroniques : étalement dans le temps des formes aiguës avec complication de mycoplasmose, colibacillose, pasteurellose, chlamydiose.
Forme inapparente

Lésions : ventricule succenturié avec papilles glandulaires décapées, hémorragies sous la couche cornée du gésier, pétéchies réparties le long de la muqueuse intestinale ou sur les séreuses, ulcères nécrotiques, congestion et exsudats mucoïdes dans les voies respiratoires avec opacité et épaississement des sacs aériens.


Variole aviaire


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La variole aviaire affecte de nombreuses espèces aviaires et prend une expression saisonnière : on la rencontre surtout dans le sud de la France en fin d’été et en automne. Les jeunes oiseaux sont les plus réceptifs.

Poxvirus : pouvoir pathogène et immunogène variable entre les espèces. L’infection virale entraîne une protection immunitaire.
Transmission directe : jetages, croûtes, écoulements de la cavité buccale. Transmission indirecte : matériel. Transmission par piqûre d’insectes.
Incubation 4 à 15 jours
Résiste plus d’un an dans le sol et les poulaillers, 1 mois chez le moustique.
Résiste peu à la chaleur, ni à la soude ou la potasse 1%.

Forme suraiguë : rare en France. Mort sans symptôme précurseur.

Forme aiguë cutanée : la plus courante. Formation de petites élevures grisâtres qui peuvent prendre la taille d’une cerise. Ces lésions se dessèchent en une croûte qui tombe sans cicatrice. Localisation : tête, paupières, commissures du bec, crête, barbillons, pendeloques, extension aux plumes de dos et du croupion. Le virus se multiplie dans le follicule plumeux qui se nécrose et la plume tombe. Guérison spontanée en 2 à 3 semaines.

Forme aiguë : dite coryza variolique. Signes d’un coryza banal. Guérison entre 1 à 2 semaines.

Forme aiguë muqueuse ou diphtérique : manifestation la plus grave de la variole. Congestion intense avec oedème des muqueuses buccales et nasales. Formation de points blanchâtres puis enduit caséeux ou mucofibrineux. Extension aux régions voisines entre 10 à 15 jours sur les bords latéraux de la langue, larynx, trachée, cavités nasales, sinus infraorbitaires, œsophage : les oiseaux ne peuvent plus se nourrir et meurent d’anorexie. L’extension au larynx provoque une dyspnée striduleuse. L’extension aux cavités nasales et aux sinus infraorbitaires entraîne un coryza mucopurulent.

Forme chronique : bénigne avec formation de papule, vésicule ou pustule. Lésions pseudomembraneuses, dégénérescence hépatique et cardiaque.
Leucose


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La leucose de la poule est due à un rétrovirus et atteint le plus souvent les oiseaux âgés de plus de 6 mois. Elle a plusieurs expressions cliniques.

Oncornavirus
Transmission verticale (la plus répandue), mais aussi par les voies digestives et respiratoires.
Très répandu dans le milieu extérieur, on le trouve dans les sécrétats, excrétats et les œufs.

L’incubation est longue. Leucose lymphoïde : la plus répandue. Maigreur extrême, adynamie. Evolution mortelle en 2 à 3 semaines.

Ostéopétrose : forme osseuse et rare qui atteint surtout le coq adulte

Erythroblastore : indolence, anémie, ictère. Mort subite.
Myéloblastome : rare

Lésions leucose lymphoïde : lymphocytes sur différents organes : le foie (hépatomégalie, multiplié par 2, voire 10), la rate (multiplié par 2 ou 3à, les reins (lobules en relief), parfois le thymus, la bourse de Fabricius et le tube digestif. Les organes changent de couleur soit en intensification ou en décoloration. 

On peut aussi rencontrer des lésions de type nodulaire, en relief, blanchâtres et qui présentent une structure lardacée à la coupe.
- l’ostéopétrose : les os des pattes et des ailes s’épaississent et se déforment.
- l’érythroblastose : anémie, hémorragies dans les muscles , parenchymes et ictère. Hyperthrophie du foie et de la rate. Moelle osseuse gélatineuse et rosée.
- La myéloblastome : myélocytomes sur les côtes, le sternum et les vertèbres. Présence d’un chapelet de tumeurs sur la zone d’insertion médiastinale du tube digestif. Présence de myélocutes et myéloblastes dans le sang.





Maladies
Description Symptômes

Colibacilliose

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Les colibacilloses sont souvent le résultat de fautes d’élevage, E.coli provoque peu d’entérites chez la volaille : 10 à 15% des colibacilles réputés pathogènes sont des hôtes normaux du tube digestif aviaire. On rencontre donc plus fréquemment la colibacillose respiratoire qui touche surtout les jeunes (système immunitaire immature).

Escherichia coli : colibacille asporulé, mobile (2.5 x 0.6 microns)
Souches principales : O2, 078 et 01
La contamination se fait principalement par voie aérienne, sauf chez les poussins (vois digestive et remontée sur l’arbre respiratoire).
oeufs : la transmission verticale directe est rare, mais les oeufs peuvent être contaminés en surface.
Symptômes non spécifiques qui varient en fonction de l’âge et des organes atteints.
Indolence et anorexie des animaux.

Respiratoire : râles, toux, éternuements, jetage, larmoiement, sinusite. (Lésions : inflammation de toutes les séreuses viscérales).

Septicémie : jeunes oiseaux. Mort brutale. (Lésions : rares, uniquement hypertrophie et coloration très foncée du foie).

Génitale : futures reproductrices. Ovarite. Ponte intra-abdominale
Omphalite : atteinte du sac vitellin et mort
Arthrites et synovites

Pasteurelose

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Le choléra aviaire, ou pasteurellose aviaire, est une maladie infectieuse virulente, présente dans le monde entier. Elle touche en général les sujets adultes.

Pasteurella multocida : cocobacille ovoïde isolé , immobile et capsulé (0.5 x 1.5 microns.)
Bactérie peu résistante en milieu extérieur, sauf dans la boue argileuse (survît 1 an).
Les sources de l’infestation sont des porteurs malades, ou non, qui hébergent la bactérie dans leur tube digestif ou leur appareil respiratoire.
Support contaminant : fientes, secrétions buccales, nasales et conjonctivales.
Pas de spécificités d’espèces : étourneaux, poules, canards.
Les palmipèdes sont les plus sensibles.

Les formes suraiguës et aiguës se rencontrent surtout chez les palmipèdes (cf pasteurellose oie et canard).

Genre gallus : forme chronique, avec une forme spécifique, la maladie des barbillons.

Lésions : oedèmes d’un ou deux barbillons (maladie des barbillons)

Lésions autre forme chronique : arthrites forme suppurées, sinusites, aérosacculites, conjonctivite, foyers de pneumonie, ovarite et ponte abdominale.


Tuberculose aviaire


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Tous les oiseaux semblent être sensibles à la tuberculose, mais à des degrés variables. En France, elle affecte les oiseaux sauvages, mais est encore fréquente en élevage fermier et touche les animaux adultes.

Mycobacterium avium :
Mycobacterium tuberculosis (agent de la tuberculose humaine)
Le germe est très résistant (surtout M. avium) dans un sol frais et humide.
Contamination : indirecte, par ingestion d’aliment ou d’eau contaminés par les fientes d’oiseaux malades.
L’incubation varie de quelques semaines à quelques mois.

Maigreur progressive (appétit normal) : atrophie des muscles pectoraux (bréchet en « lame de rasoir »).
Boiterie
Diarrhée
Autres : dépression du comportement, absence de ponte, palissement (voire jaunissement) de la crête et des barbillons.
Mort lente (quelques semaines à quelques mois)

Mycoplasmose

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Les mycoplasmes aviaires sont nombreux et cosmopolites. M.iowae, M.meleagridis, M.galliseptium et M.synoviae sont les plus importants. Les deux derniers atteignent plus particulièrement les poules.

Mycoplasmes (0.3-0.8 microns de diamètre).
Bactérie peu résistante à tous les désinfectants usuels et au milieu extérieur.
Transmission verticale, sexuelle et horizontale.

Chez la poule, la symptomatologie est souvent frustre

Mycoplasma gallisepticum : maladie respiratoire chronique et sinusite infectieuse lors de période de stress.
Râles légers à accentués, difficultés respiratoires, toux, éternuements, écoulement nasal, spumosité périoculaire.
Morbidité élevée et mortalité basse
Souvent associée à une maladie virale respiratoire ou à une colibacillose.
Mycoplasma synoviae : synovite infectieuse sur poulets de 1 à 4 mois.
Baisse de l’état général, retard de croissance, anémie, légers râles

Lésions : Mycoplasma gallisepticum : catarrhe (desquamation épithéliale exsudat muqueux puis caséeux). Sacs aériens dépolis, bouchons caséeux, pneumonie, périhépatite, péricardite fribineuse ou purulente.
Mycoplasma synoviae : lésions articulaires. Hypertrophies du foie, rate et des reins. Présence d’un exsudat visqueux, jaune à gris qui peut s’épaissir et prendre une couleur orange


Salmonellose


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Cette maladie infectieuse et contagieuse est transmissible à l’Homme car la nourriture contaminée constitue une source d’infection pour l’Homme. Les infections à S.Enteridis et S.typhimurium exclusivement dans l’espèce Gallus gallus, sont réputées contagieuses et font l’objet d’une déclaration obligatoire (décret du 27 février 1995).


Salmonella : entérobactéries (hôtes normaux du tube digestif).
Résiste dans l’eau douce à 20°C pendant trois semaines et se multiplie dans l’eau chargée en matières organiques, deux ans dans les fientes à l’abri du soleil et dans une fraîcheur humide.
Matières virulentes : fientes
Contamination par voie digestive et transmission verticale par l’appareil génital, par souillure de la coquille de l’œuf lors du passage dans le cloaque, les litières et le matériel sales.
On distingue :
salmonelloses majeures (Salmonella Typhi et salmonella Paratyphi A et B) : fièvres typhoïdes et paratyphoïdes A et B ; affections propres à l’Homme
salmonelloses mineures qui provoquent des affections variées en aviculture (pullorose, typhose,…) et des gastro-entérites chez l’Homme.

Les aspects cliniques de la maladie dépendent des sérotypes en cause.
Chez les poussins : 24 à 48 heures après éclosion : mortalité (15 à 20%), signes respiratoires, indolence, diarrhée liquide blanchâtre, frilosité, déshydratation, arthrite, omphalite.
Chez les adultes : ovarite, salpingite, ponte abdominale, « fièvre typhoïde »des volailles : prostration, cyanose, déshydratation, diarrhée jaunâtre parfois hémorragique. Parfois troubles respiratoires et nerveux.
Lésions chez les jeunes : non résorption du sac vitellin du contenu grumeleux vert foncé, reins pâles, dépôts d’urates, rectum dilaté par un liquide blanchâtre, hypertrophie du foie avec lésions nodulaires et dégénératives, dilatation des coeca, péricardite, aérosacculite, méningite.
Lésions chez les adultes : foie hypertrophié vert bronze, rate hypertrophiée et congestionnée, entérite. Ovules congestionnés, difformes, paraissant « cuits », tissu ovarien enflammé. Aérosacculite, arthrite.
Chlamydiose


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La chlamydiose ou ornitho-psittacose est une maladie infectieuse, contagieuse très répandue chez les espèces vivant en colonie, les volailles domestiques, les oiseaux de cage et les rapaces.
Cette pathologie fait partie de la liste B des maladies transmissibles (zoonose) à l’homme.

Chlamydia : bactérie très petite de type Gram-.
Transmission par voie aérienne. Matières virulentes ; féces, sécrétions nasales et oculaires, les jetages. Les œufs peuvent être contaminés.
Se transmet à l’homme.
Résiste à la sécheresse.
Ne résiste pas aux désinfectants usuels.
Incubation de 3 à 10 jours.

Infection fréquemment inapparente.
Sécrétions nasales et oculaires, conjonctivite, sinusite, fientes vertes à jaune-vert, inactivité, plumes hérissées, asthénie, inappétence, perte de poids.
Lésions : polysérosité séro-fibrineuse, pneumonie, hépatomégalie, splénomégalie, nécrose multifocale dans le foie et la rate. Exsudation séro-fibrineuse généralisée. Hypertrophie et coloration anormale de la rate et du foie.















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