Maladies
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Description |
Symptômes |
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Syndrôme
de la grosse tête
de
la poule

Pneumovirus
aviaire de la famille des Paramyxoviridae
Bactéries opportunistes secondaires : Escherichia coli (localisation
sous cutanée).
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Il s’agit d’une maladie respiratoire infectieuse aiguë
qui touche principalement les jeunes poulets de chair âgés de 4 à 6
semaines, les reproducteurs et les pondeuses. Elle a été observée
principalement en Afrique du Sud, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne,
mais la France est aussi touchée. La pintade présente la même
pathologie.
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Eternuement, rougissement, râles respiratoires, jetage
oculonasal séreux, gonflements de la tête (paupières, œil, sinus
infraorbitaires, mandibule, nuque). Les oiseaux se grattent la tête
avec leurs pattes.
Torticolis, perte d’équilibre (liée souvent à des otites)
Chute de ponte (-30 %)
L’évolution de la maladie s’étale sur 5 à 10 jours.
Lésions macroscopiques : oedème sous cutané des
paupières, périoculaires, de la mandibule inférieure
Sinusites, rhinites laryngites et trachéite modérées
Lésions de complication de la tête (conjonctivite purulente, arthrite
maxillaire, périostite, ostéite, otite caséeuse) et générales de toutes
les maladies respiratoires.
Lésions microscopiques : lésions inflammatoires des
voies aériennes supérieures.
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La grippe
aviaire

Orthomyxovirus : se
développe dans les œufs embryonnés de poulet.
Résiste mal dans
le milieu extérieur.
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On
rencontre la grippe aviaire (ou peste aviaire) partout dans le monde.
La France est considérée comme indemne malgré quelques foyers dus à des
souches peu dangereuses et le risque de forme suraiguë existe.
Contamination par les
tissus des animaux morts (notamment les fientes) et par les voies
respiratoires ou digestives.
Les virus aviaires sont proches ou identiques de ceux de la grippe
porcine, équine et humaine.
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Symptomatologie
souvent frustre
Respiratoires : écoulements oraux et nasaux teintés de sang
Légère diminution de la production d’œufs ou de la fécondité
Diarrhée verdâtre, cyanose, œdème de la tête, de la crête et des
caroncules, coloration anormale de la patte et des pieds.
Lésions : variables.
Hémorragie, transsudat, nécrose de l’appareil respiratoire, du tube
digestif, des téguments et de l’appareil urogénital.
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Bronchite
infectieuse
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Maladie virale à
propagation rapide, elle affecte les poules de tout âge mais avec des
expressions variées.
Coronavirus présent dans les écoulements respiratoires,
les fèces et sur les coquilles d’œufs contaminés.
Dissémination sous forme de gouttelettes dans l’air.
Contamination par ingestion de nourriture et d’eau contaminées et par
contact avec des poules infectées.
Incubation de 18 à 48 heures
Résiste mal au milieu extérieur.
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Atteinte respiratoire :
oiseaux âgés de moins de 5 semaines.
Abattement, frilosité, râles, toux, éternuements, jetage séro-muqueux,
dyspnée, conjonctivites, sinusites.
Morbidité jusqu’à 100%, mortalité de 5 à 25%.
La guérison spontanée en 1 à 2 semaines entraîne cependant un retard de
croissance
- Atteinte génitale : Pour les futures jeunes pondeuses de moins de 2
semaines, destruction des cellules de l’appareil génital sans réels
symptômes, entraînant une stérilité irréversible. Pour les pondeuses,
baisse de ponte, voire arrêt de ponte irréversible et problème de
qualité de l’œuf (fragilité de coquille, coquille fripée, déformée..)
- Atteinte rénale : néphrite associée à une urolithiase.
- Lésions de l’appareil respiratoire : pétéchies dans la trachée ou les
bronches, présence d’un enduit catarrhal puis muqueux voire
mucopurulent dans les voies aérophores, les sinus et les sacs aériens.
- Lésions de l’appareil génital : oviducte atrophié ou infantile pour
les femelles atteintes précocement. Chez les femelles atteintes plus
tardivement : albumen fluide, ponctuations hémorragiques du vitellus,
coquilles déformées ou cassantes. Pour les mâles, testicules atrophiés.
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Maladie
de gumboro
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Décrite pour la première fois dans les années 60 aux USA
près d'un village qui a donné son nom à cette pathologie : la maladie
de Gumboro ou bursite infectieuse est une maladie virulente,
contagieuse et inoculable affectant les jeunes poulets jusqu’à 6
semaines.
Birnavirus : sérotypes 1 et 2.
Le plus souvent isolé dans la bourse de Fabricius, il peut être présent
dans tous les organes.
Contamination par voie orale directe ou indirecte.
Incubation très brève
Résistant aux agents chimiques et physiques, à un pH
supérieur à 2 et inférieur à 12,
jusqu’à 5heures à température de 56°C et
aux désinfectants usuels.
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Dépendent de l’âge, de la race du poulet et de la
virulence du virus.
Forme
immunologique : animaux de moins de 3 semaines
Retard de croissance, immunodépression grave, échecs vaccinaux,
atrophie de la bourse, prédisposition à d’autres infections.
Forme
aiguë classique : animaux âgés entre 3 et 6 semaines.
Abattement, anorexie, diarrhée blanchâtre profuse et aqueuse, cloaque
souillé et irrité, soif intense, déshydratation, démarche chancelante,
tête baissée
Formes
atténuées : animaux de plus de 6 semaines.
Lésions
: déshydratation, hémorragies (surtout au niveau des
muscles pectoraux et des membres), hypertrophie puis atrophie de la
bourse de Fabricius remplie d’un contenu caséeux en fin de phase aiguë
de la maladie.
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Maladie
de Newcastel
La
maladie de Newcastle, ou pneumo-encéphalite aviaire est une maladie
infectieuse très contagieuse. Elle sévit le plus souvent sous forme
d’épizooties très meurtrières. Le poulet est la souche primaire du
virus qui affecte également les oiseaux sauvages. |
Paramyxovirus sérotype 1 : PMV 1
Transmission verticale : les virus présents sur la coquille
contamineront le poussin dès l’éclosion.
Transmission horizontale directe ou indirecte : principalement par voie
respiratoire. Le virus est présent dans l’air respiré, les écoulements
respiratoires, les fèces, les œufs à couver, les fientes.
Incubation : quelques jours à quelques semaines.
Résiste longtemps dans les locaux d’élevage (2 à 3 mois dans les
litières), sur le matériel ( 1 mois dans le milieu extérieur) et sur
les œufs contaminés (8 mois sur la coquille).
Sensible aux désinfectants usuels (formol 1%, fumigation et trempage)
et à la chaleur (destruction en 15 minutes à 60°C).
Incubation de 4 à 6 jours.
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Forme
suraiguë : atteinte générale grave avec mortalité brutale
de plus de 90% des effectifs
Forme
aiguë : abattement, plumage ébouriffé, oedèmes, cyanose ou
hémorragies des caroncules, crêtes et barbillons.
Association ou non des formes digestives (diarrhée verdâtre
hémorragique, respiratoires (catarrhe oculo-nasal, trachéo-bronchite)
nerveuses (convulsions, ataxie, paralysies). Mort ou convalescence
associée à des séquelles nerveuses et chute importante de ponte.
Formes
subaiguës et chroniques : étalement dans le temps des
formes aiguës avec complication de mycoplasmose, colibacillose,
pasteurellose, chlamydiose.
Forme inapparente
Lésions
: ventricule succenturié avec papilles glandulaires
décapées, hémorragies sous la couche cornée du gésier, pétéchies
réparties le long de la muqueuse intestinale ou sur les séreuses,
ulcères nécrotiques, congestion et exsudats mucoïdes dans les voies
respiratoires avec opacité et épaississement des sacs aériens.
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Variole
aviaire

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La
variole aviaire affecte de nombreuses espèces aviaires et prend une
expression saisonnière : on la rencontre surtout dans le sud de la
France en fin d’été et en automne. Les jeunes oiseaux sont les plus
réceptifs.
Poxvirus : pouvoir pathogène et immunogène variable entre les espèces.
L’infection virale entraîne une protection immunitaire.
Transmission directe : jetages, croûtes, écoulements de la cavité
buccale. Transmission indirecte : matériel. Transmission par piqûre
d’insectes.
Incubation 4 à 15 jours
Résiste plus d’un an dans le sol et les poulaillers, 1 mois chez le
moustique.
Résiste peu à la chaleur, ni à la soude ou la potasse 1%.
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Forme
suraiguë
: rare en France. Mort sans symptôme précurseur.
Forme aiguë cutanée : la plus
courante. Formation de petites élevures grisâtres qui peuvent prendre
la taille d’une cerise. Ces lésions se dessèchent en une croûte qui
tombe sans cicatrice. Localisation : tête, paupières, commissures du
bec, crête, barbillons, pendeloques, extension aux plumes de dos et du
croupion. Le virus se multiplie dans le follicule plumeux qui se
nécrose et la plume tombe. Guérison spontanée en 2 à 3 semaines.
Forme
aiguë
: dite coryza variolique. Signes d’un coryza banal.
Guérison entre 1 à 2 semaines.
Forme
aiguë muqueuse ou diphtérique
: manifestation la plus grave de la variole. Congestion
intense avec oedème des muqueuses buccales et nasales. Formation de
points blanchâtres puis enduit caséeux ou mucofibrineux. Extension aux
régions voisines entre 10 à 15 jours sur les bords latéraux de la
langue, larynx, trachée, cavités nasales, sinus infraorbitaires,
œsophage : les oiseaux ne peuvent plus se nourrir et meurent
d’anorexie. L’extension au larynx provoque une dyspnée striduleuse.
L’extension aux cavités nasales et aux sinus infraorbitaires entraîne
un coryza mucopurulent.
Forme
chronique
: bénigne avec formation de papule, vésicule ou pustule.
Lésions pseudomembraneuses, dégénérescence hépatique et cardiaque. |
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Leucose
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La leucose de la poule est
due à un rétrovirus et atteint le plus souvent les oiseaux âgés de plus
de 6 mois. Elle a plusieurs expressions cliniques.
Oncornavirus
Transmission verticale (la plus répandue), mais aussi par les voies
digestives et respiratoires.
Très répandu dans le milieu extérieur, on le trouve dans les sécrétats,
excrétats et les œufs. |
L’incubation est longue. Leucose lymphoïde : la plus
répandue. Maigreur extrême, adynamie. Evolution mortelle en 2 à 3
semaines.
Ostéopétrose
: forme osseuse et rare qui atteint surtout le coq adulte
Erythroblastore
: indolence, anémie, ictère. Mort subite.
Myéloblastome : rare
Lésions
leucose lymphoïde : lymphocytes sur différents organes :
le foie (hépatomégalie, multiplié par 2, voire 10), la rate (multiplié
par 2 ou 3à, les reins (lobules en relief), parfois le thymus, la
bourse de Fabricius et le tube digestif. Les organes changent de
couleur soit en intensification ou en décoloration.
On peut aussi rencontrer des lésions de type nodulaire,
en relief, blanchâtres et qui présentent une structure lardacée à la
coupe.
- l’ostéopétrose : les os des pattes et des ailes s’épaississent et se
déforment.
- l’érythroblastose : anémie, hémorragies dans les muscles ,
parenchymes et ictère. Hyperthrophie du foie et de la rate. Moelle
osseuse gélatineuse et rosée.
- La myéloblastome : myélocytomes sur les côtes, le sternum et les
vertèbres. Présence d’un chapelet de tumeurs sur la zone d’insertion
médiastinale du tube digestif. Présence de myélocutes et myéloblastes
dans le sang.
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